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Projet Polytechnique

Porte Parole

Projet Polytechnique
Le spectacle
Le mot « féminicide » a fait son apparition dans les dictionnaires en 2019, 30 ans après qu’un jeune homme ait délibérément mis fin à la vie de 14 étudiantes de l’école Polytechnique, précisément parce qu’elles étaient des femmes. Sans autre raison.

Est-ce que d’autres mots manquent à notre vocabulaire pour comprendre comment la haine naît et se propage? À l’ère des algorithmes, de la désinformation et des médias sociaux, quels sont les concepts qui nous aideront à cerner la violence et à lutter contre elle?
 
Les comédiens et auteurs Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher mènent leur enquête et retournent toutes les pierres pour mesurer les conséquences du féminicide de la Polytechnique. Annabel Soutar et Alex Ivanovici les accompagnent à la dramaturgie.

Durée du spectacle : au minimum 2h45 incluant un entracte

Idéation et texte
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond

Dramaturgie documentaire et collaboration au texte
Annabel Soutar et Alex Ivanovici

Mise en scène
Marie-Josée Bastien

Assistance à la mise en scène
Stéphanie Capistran-Lalonde
 
Collaboration au texte 
Stephan Allard
 
Distribution
Stéphan Allard, Mustapha Aramis, Lamia Benhacine, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond, Estelle Esse, Julie McInnes, Jules Ronfard, Cynthia Wu-Maheux

Scénographie
Marie-Renée Bourget-Harvey

Musique
Ludovic Bonnier

Lumière
Etienne Boucher

Costumes
Cynthia St-Gelais

Assistante au décor et aux accessoires
Marie McNicoll

Vidéo
Amelia Scott

Sonorisation
Philippe Robert

Direction technique
Normand Vincent

Direction de production
Line Noël, Xavier Inchauspé, Merissa Tordjman, Sandy Caron

Une création écoresponsable de Porte Parole en coproduction avec le Théâtre du Nouveau Monde, Diffusion Inter-Centres et Écoumène.

 
La représentation sera suivie d’un épilogue en dialogue 
Salle Pratt & Whitney Canada
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Billetterie en ligne
Les prix incluent les taxes et les frais de service.
2024
mer
10
avril19 h 00
Régulier
59,50 $
Rencontre après-spectacle Projet Polytechnique

picto

Assistez à une rencontre après-spectacle en compagnie des créateurs du spectacle.

Animateur : Eric Jean, directeur artistique et de la programmation (volets danse, théâtre et art de la parole)

Invités : Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond

Lieu : Foyer Héroux Devtek de la salle Pratt & Whitney Canada

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Veuillez noter que cet espace est réservé aux commentaires du public ayant assisté à ce spectacle. Pour toute question, veuillez vous adresser à la billetterie.

Commentaires des spectateurs

Nous avons été bouleversés par la force de cette pièce. Les acteurs sont excellents, la construction est solide, les thèmes sont abordés sous tous les angles. A voir et à revoir

- Betty

Quel beau travail de recherche, de créativité, de mise en scène, de jeu d’acteur! Sur un sujet aussi délicat… que d’émotions provoquées! Ma fille avait trois mois en décembre 1989… je me souviens tellement de mes émotions… et j’ai appris beaucoup ce soir… J’espère que cette pièce se promène pour que les jeunes apprennent et échangent…. Merci!

- Carmen Valois

Bravo à toute l’équipe.♥️Une démarche touchante, puissante, un devoir de mémoire. Mes filles et moi avons adoré.Tous les jeunes devraient voir ce docu-théâtre.

- Pascale Desrochers

Magistral sur tout, à voir absolument merci 🙏

- Sylvie Martel

Pour y avoir été en 1989, je suis toujours dubitative devant une proposition artistique de se souvenir, de réfléchir, se questionner, de chercher à contribuer à changer les choses, d'une façon ou d'une autre. Je voudrais l'exhaustivité... mais ce n'est pas toujours possible.Dans une mise en scène et une scénographie pleine de choix tantôt judicieux, tantôt qui interrogent, on nous a présenté ce soir un documentaire scénique qui replonge dans le passé, mais qui ouvre sur le présent et l'avenir et qui QUESTIONNE, et en cela, je félicite l'équipe. J'ai été un peu secouée par certaines propositions, tantôt l'humour, tantôt la dureté de certains propos... mais on est peut-être rendu là comme société, 35 ans plus tard... J'ai réalisé avec le temps, en rencontrant plein de gens qui l'ont vécu chacun à leur façon (...dommages collatéraux) que ce qui s'est imprimé dans mon souvenir m'appartient et qu'on a toutes et tous chacun notre souvenir. Mais c'est dans la discussion avec le public après que j'ai pu voir l'effet de ce spectacle. Une jeune fille qui témoigne qu'elle a été présente lors d'un exercice public et qu'elle est venue voir le résultat parce que ça l'a interpelée. Une femme qui a remis son permis de port d'arme aux comédiens, disant qu'elle ne veut plus être associée à ça. Une autre qui a quitté son mari violent. Une autre qui dit qu'elle a encore peur de s'affirmer féministe, etc. Et puis, moi, avec ma grande trappe, je me suis levée à la fin et je leur ai dit merci, comme ancienne employée de Polytechnique m'étant jurée de ne jamais oublier, merci d'avoir fait cet énorme travail de recherche et de faire qu'on se souvienne et qu'on se questionne, quelle que soit la proposition qu'on soit d'accord ou pas. Merci au Théâtre de la Ville de nous permettre de voir ça à 5 minutes de chez nous. Dans la pièce, un des personnages dit : pardonner, ce n'est pas oublier, pardonner c'est avancer (ou quelque chose comme ça) et à la fin, les comédiens nous demandent ce qu'on doit faire, ce qu'on est prêt à faire ou quelque chose comme ça. Je suis d'accord qu'il faut continuer à aller à la rencontre de l'autre dans sa différence et essayer de comprendre, échanger, discuter, essayer de garder le dialogue ouvert, plus que jamais, dans notre ère de réseau sociaux de plus en plus "extrémistes". Il faut faire remarquer, souligner, dénoncer les comportements inacceptables. Bref, une grosse soirée d'émotions! Comme chaque fois que je parle de cet événement, je vais en faire quelques cauchemars, mais ça va passer. Pcq j'ai promis de me souvenir.

- Nadyne

Félicitations à toute l’équipe et particulièrement aux auteurs et acteurs qui nous ont bouleversés du début à la fin. Les larmes m’ont carrément envahie! J’aurais tant à vous dire et à vous raconter sur ce sujet. Vous devriez d’ailleurs pousser plus loin pour une suite, mais sous un angle différent.Mille bravos, vous étiez toutes et tous excellents.es!Pamela Berardi & Hakim Nouas

- Pamela Berardi

FabuleuxQuel travail, quelle recherchemeilleur pièce documentaire à vieBravo à Jean-Marc et Marie-JohanneTous les comédiens, musiciens extraordinaires. Bravo!

- Lucie Lanthier

C’est toute une oeuvre à laquelle ma fille et moi avons assisté hier soir! Ce fut troublant, bouleversant mais traité avec intelligence et délicatesse. La mise en scène brillante et la musique ont amené beaucoup d’humanité et rendu plus tolérable la violence qui a été exposée. J’ai une admiration profonde pour l’ensemble des comédiens qui arrivent à se plonger dans une telle intensité pour nous amener dans de grandes émotions et une grande réflexion. Ma fille et moi porterons tout ça longtemps en nous. Bravo à toute l’équipe c’est une œuvre importante.

- Catherine Joly

Pièce coup de poing, très touchante mais pas aussi larmoyante que je m'y attendais. Cette pièce devrait être présentée, et obligatoire, dans toutes les écoles secondaires pour sensibiliser les jeunes hommes à la violence faite aux femmes et aux jeunes femmes pour qu'elle demeure vigilentes car le combat n'est pas terminé...

- Manon Daigle

Le théâtre documentaire est important. C’est ma 3e pièce documentaire et j’adore. Ce projet-ci est difficile, ce qui en fait une œuvre essentielle. Merci pour ce moment et pour toutes les réflexions et les actions qu’il suscitera dans ma vie.

- Marie-Hélène Forget

Très bonne pièce, mais la mettre un vendredi ou samedi car elle est très longue ainsi que la commencer à l'heure et non 15 minutes plus tard. Bravo pour toute la recherche et la prestation de tous les acteurs, les comédiens ont donné une très bonne performance.

- Robert

J'ai été très touchée par cette performance avec des artistes exceptionnels mais aussi tres emotive étant donné que j'ai vécu l'angoisse de cette tragédie. Mon fils était à ce moment là étudiant à Poly, il a croisé Marc Lépine , une de ses camarades est décédée. A ce moment-là je n'avais aucune nouvelle de mon fils qui vivait un drame. (Pas de cel à ce moment là). Le déroulement de la pièce qui a touché beaucoup de points chauds tels que les armes à feu, les féminicides de plus en plus en plus nombreux montrent une société malade et que faisons nous ? Tellement gros que l'on ne sait par quoi commencer : l'éducation et la communication....

- Gisèle Brion

Je me suis levée ce matin, comme au lendemain d’une tuerie à laquelle j’avais participé en tant que témoin. Je me suis réveillée ce matin, avec la conviction, qu’il ne faut plus se taire, mais dire, comprendre, dénoncer et communiquer, plutôt que de rester une victime dans le silence.J’ai adoré la mise en scène, la musique, les voix et le jeu des comédiens. Bravo pour vos recherches, votre engagement et votre authenticité, c’est très libérateur.Caro

- Carole

Excellente réflexion autour de la violence faite aux femmes. Je vivais au coin de Yonge et Finch au moment de l'accident du camion bélier à Toroton. Lorsque ce fut évoqué, ce fut très émotif. Tout un travail documentaire! Bravo! C'était excellent!

- Constance

Un véritable coup de coeur !Mise en scène ingénieuse, apport important de la musique, des chants très touchants. Démarche remarquable. Courage et humilité de M-J B et J-M D.

- Jeanne O'Sullivan

Cette pièce est vraiment superbe! On en apprend, on est touché, bousculé et on ne peut faire autrement que de se sentir concerné . À la fin du spectacle j’avais la gorge nouée tellement j’étais émue.Je veux souligner le jeu de Marie-Joanne Boucher criant de vérité ainsi que l’excellente mise en scène!Bravo!

- Francine L.

Mise en scène formidable, soutenue par effets musicaux intéressants. Par contre, pièce trop longue. Il me semble que la partie relatant le viol était hors contexte, alors qu'on parlait d'attentat ségrégationnel.

- Marthe Payette

Longtemps que j’ai été aussi bouleversée par une œuvre théâtrale! Toutes mes félicitations à l’équipe des comédiens ainsi que pour la mise en scène, la musique. Toute une recherche exhaustive et fouillée derrière ce projet! En revenant dans la mémoire du passé pour tisser des liens ténus avec les violences du présent et aborder un possible futur collectif. Le pardon, la bienveillance, aller à la rencontre de l’autre malgré les polarités. Je demeure très émue et je souhaite que cette pièce puisse être présentée dans toutes les écoles secondaires du Québec. Un devoir de mémoire pour humaniser notre présent et notre futur à nous tous!

- Julie

Ouf! Quelle soirée! Des moments durs, des moments drôles, des moments doux, mais surtout, la recherche derrière cette présentation et la façon de nous présenter les résultats de cette recherche. Rejoindre le plus de gens possible pour les interpeller sur leur rôle individuel dans la société en tant que générateur de changement pour atteindre la paix, la compréhension. Tendre la main vers l’autre pour comprendre plutôt que de l’isoler davantage ce qui lui donne encore plus de pouvoir.

- Marie-Claude Boily

Forme de spectacle que j’ai beaucoup aimé. Le sujet a bien été fouillé par les auteurs et la présentation sous forme de théâtre permet de transmettre beaucoup d’informations tout en laissant des moments de réflexion au public. La mise en scène brillante, alliant technologie et éléments de décor simples est efficace et nous permet d’absorber une réalité sombre et dérangeante. Bravo!

- Élaine Beaudry

Bonjour Marie-Joanne et Jean-Marc,Tout d'abord félicitations pour vos enquêtes, ça m'a beaucoup impressionné et bravo à vous et à tous les comédiens, ils ont été incroyable sur scène, vous avez beaucoup de talents.J'ai été émus tout le long du spectacle, je ne comprenais pas. Les larmes aux yeux tout le long. Des émotions refoulées, je crois, ont refait surface 34 ans plus tard. Pourtant, j'aurais dû avoir ses émotions il y a longtemps. Je crois que ça été bénéfique pour moi, je l'espère, car depuis le spectacle je ressens des émotions facilement. Je me sens plus empathique que sympathique. Quand j'ai parlé de la pièce de théâtre à ma famille, je me suis mis à pleurer à chaude larme. Pourtant, je n'ai pas vécu le dixième de bien des gens que je connais qui étaient dans les salles de cours où les événements se sont produits.Je vous avoue que j'étais à la Polytechnique le 6 décembre 1989. Si j'étais une femme, je ne vous écrirais probablement pas aujourd'hui. Car nous avons croisé (moi et 5 autres gars) Marc Lépine dans un couloir, il a tiré dans une case près de moi, j'attends encore le bruit que ça a fait, (d'ailleurs, lorsque vous avez fait éclater un ballon sur scène, j'ai sursauté et je fus figé sur mon banc autant que l'actrice qui jouait sur scène). Je me vois encore courir vers une sortie secondaire de la polytechnique avec les autres gars. Je me rappelle que j'avais une frayeur terrible, (je n'ai jamais ressenti cette frayeur avec autant d'intensité depuis ce temps). Je me rappelle qu'en plus de la frayeur, j'étais furieux, j'étais en colère car je me sentais démuni face à quelqu'un qui utilisait une arme à feu contre des gens innocents qui ne pouvaient pas se défendre.Je vois encore un de mes amis à l'extérieur, avec une policière qui le prends sous sa protection. Cet ami me dit que tout va bien quand ses bras bougent dans des mouvements nerveux de grandes amplitudes, signe déjà d'un choc post-traumatique (je saurai plus tard qu'il était dans une des salles de cour en question). Jean-Marc, je voulais que tu saches que j'étais avec Anne-Marie Edward ce soir-là, dans un de mes cours. J'étais avec elle dans un cours d'informatique. On aurait dû être en équipe ensemble, elle et moi. Mais le professeur avait décidé de jumeler en équipe de deux les gens avec plus et moins d'habilité en informatique. Étant 2 personnes bonnes en informatique, on a été séparé. J'avais terminé mon travail tôt dans le cours cette journée-là et j'ai quitté le cours avant 17:00, je ne me rappelle pas l'heure exacte. En quittant, nos regards se sont croisés et je me rappelle la petite moue qu'elle m'a faite en me voyant quitter tôt, qui voulait peut-être dire : ''Chanceux! mon équipe va moins vite que la tienne....''. Je me rappelle à ce moment-là que je l'avais trouvé tellement belle. Très longtemps je me suis fait des suppositions que si on avait fait équipe ensemble, l'histoire aurait été différente pour Anne-Marie, qu'elle aurait emprunté un chemin différent, une heure différente.... J'ai vu le film Polytechnique, j'étais sur les lieux de ce drame qui n'a pas de mots et je n'ai jamais pleuré ce drame. Je crois que j'ai fait un blocage, je ne sais pas trop. Peut-être que la colère l'emportait sur la tristesse. C'est au cours de votre spectacle à Longueuil, que pour une raison que j'ignore, toutes mes émotions ont refait surface 34 ans plus tard. Probablement que vous avez su recréer l'émotion de ces moments. Probablement que votre spectacle était tellement juste que j'étais un de vos acteurs silencieux dans la salle. Ça y est... je pleure encore...Je tenais à faire mon témoignage et savoir que je serai lu. Je crois que j'en avais besoin. C'est un peu égoiste, je sais. En même temps, je voulais que Jean-Marc connaisse un des moments paisibles que Anne-Marie a vécu en tant que jeune femme de son temps. Merci à vous deux.- SPNote: Vous pouvez utiliser mon témoignage si vous le désirez.

- Sylvain Paquet