II (deux)

Intégrale théâtre
Photo : Mathieu Girard

MAHA — « Un homme qui pourrait être un policier peut détruire une vie en quelques mots. Une insinuation suffit. Un soupçon suffit quand tu as la peau basanée. […] tu peux perdre ton emploi, tu peux te retrouver sans appartement ni amis […] »

Le 11 septembre 2001 aurait-il ranimé en nous un vieux fond raciste ? La guerre au terrorisme nous amène-t-elle à voir le mal partout ? N’éveille-t-elle pas les sentiments les moins nobles : intolérance, aveuglement, méfiance à l’égard de l’autre ? Mansel Robinson, né à Chapleau dans le nord de l’Ontario, ose affronter ces questions dans une pièce aussi éblouissante qu’un projecteur dans les yeux au moment d’un interrogatoire : II (deux), comme dans deux solitudes. Un homme et une femme. Lui, policier à l’ironie grinçante, elle, son ex-femme, belle et brillante médecin musulmane. Lui dit l’avoir tuée. Est-ce vrai ? Elle dit l’avoir trompé. Cet aveu en cache-t-il un autre ? Deux mondes se sont rencontrés; deux réalités sont progressivement dévoilées.

L’acteur et traducteur Jean Marc Dalpé signe la version française de Two Rooms, lui qui est à la fois auteur de théâtre, romancier, poète et scénariste pour la télé (Temps dur, c’est lui). Sa traduction de L’Opéra de quat’sous de Brecht a fait grand bruit la saison dernière. Il partage ici la scène avec Elkahna Talbi, artiste de spoken word et comédienne intense. Une rencontre électrisante.

Spectacle créé en mars 2012 à La Nouvelle Scène (Ottawa).

CRÉATION FRANCO-ONTARIENNE

 

Commentaires

Très pertinent, surtout après la saga du maire de Saguenay contre l'auteure québécoise Djemila Benhabib lauréate du Prix international de la laïcité 2012.
J'ai apprécié: la pièce, le jeu des comédiens, le sujet, la mise en scène. J'aurais souhaité un meilleur son. J'étais assise rangé H et je dois avouer que j'ai manqué quelques mots... Je pensais à ceux qui étaient assis plus haut encore et je trouvais regrettable qu'on n'aie pas mieux ajuster le son.
Superbe pièce qui pourrait même faire l'objet d'un film. Cette pièce nous porte à réfléchir et nous questionne beaucoup.
Vraiment très déçu : une mise en scène plutôt statique, un comédien pas très bon et un son déficient (j'étais dans la rangée « G »). J'avais vraiment hâte que ça se termine.
J'ai beaucoup apprécié cette pièce de théâtre, le jeux de la comédienne et du comédien était juste. J'ai ,cependant, aimé et trouvé plus juste le jeu de la comédienne, un petit bémol sur le jeux du comédien. Le décor , plutôt intimiste ,permettait de nous concentrer sur les mots et les commédiens. Magnifique et bravo à cette troupe de théâtre franco ontarienne qui permet au français de traverser la frontière(imaginaire) que l'on rencontre au lCanada
Très bonne pièce et bon jeu des comédiens. Cette pièce m'a fait réfléchir sur plusieurs points de la vie.merci!
Très bonne pièce... comme je les aime. J'aime une pièce qui me force à réfléchir, qui me brasse un peu. Une pièce à laquelle je repense pendant un certain temps. Mission accomplie!
Mon épouse, mes deux filles et moi-même avons bien apprécié la pièce car le contenu est très d'actualité. les acteurs furent excellents et bravo à l'équipe de l'Ontario pour pousuivre leur travail dans le théatre français.
Super belle performance et le sujet dépasse le simple racisme. Il nous questionne sur nos idées arrêtées sur tout et sur rien et notre paresse intellectuelle.
Très belle performance de la part des comédiens. Ce jeu de discours en parallèle a maintes fois été exploité mais est toujours aussi efficace. Bravo! Démonstration juste de l'incompréhension de l'autre et que toute action part de bonnes intentions. La réflexion se poursuit longtemps après la fin de la pièce. Félicitations aussi à l'équipe derrière le décor. J'ai beaucoup aimé. Efficace dans sa simplicité.
Pièce très intéressante... très bon acteurs... une pièce qui nous force à réfléchir... avant de parler !!!
Très bonne pièce, excellents comédiens, bref une très belle soirée au théatre.

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Vendredi 19 et samedi 20 octobre 2012

Salle Jean-Louis-Millette

Salle Jean-Louis-Millette

DURÉE : 1 h 25, sans entracte

Précédé d’une rencontre animée à 19 h 15 le vendredi 19 octobre
Ce qu'ils en disent

 

« [...] j'ai été remué par ce texte cru, évocateur, subtilement subversif, qui s'intéresse au germe de la paranoïa et à notre peur collective de « l'autre ». »

  Marc Cassivi, La Presse

 

« Rarement a-t-on assisté à du théâtre aussi percutant à Ottawa. Un coup de génie. »

 Jean-Thomas Tremblay, Voir

 

« J’aime bien Jean Marc Dalpé comme acteur; son authenticité, sa sincérité, sa voix rocailleuse. Et Elkahna Talbi est une formidable comédienne. C’est du très bon théâtre. »

 Anne Michaud, Radio-Canada

 

« Une production marquante, poignante. »

 Jérôme Leclerc, Radio-Canada

 

« II (deux) pose des questions d’ordre moral qui se doivent d’être abordées. »

 Daniel Aubin, Le Voyageur

 

« L’ombre et la lumière de cette cage pour êtres humains suspicieux jouent habillement entre les interstices des persiennes et du grillage. »

  Maud Cucchi, Le Droit

TEXTE
Mansel Robinson

TRADUCTION
Jean Marc Dalpé

MISE EN SCÈNE
Geneviève Pineault

AVEC
Jean Marc Dalpé, Elkahna Talbi

COLLABORATEURS
Aymar, Esther Beauchemin, Isabelle Bélisle, Guillaume Houët, Emanuelle Langelier, Normand Thériault

PRODUCTION
Théâtre du Nouvel-Ontario, en coproduction avec le Théâtre de la Vieille 17

 

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